Strasbourg, le 31 mars 2025
Ce midi, le tribunal correctionnel de Paris a condamné Marine Le Pen et huit députés européens de son parti à l’inéligibilité pour détournements de fonds publics.
La droite et l’extrême droite française et européennes, au premier rang desquels Viktor Orbán, ou encore Laurent Wauquiez ont critiqué cette décision.
Il est étonnant de voir ceux qui plaident pour alourdir les sanctions contre les délinquants faire preuve d’une infinie clémence avec des élus qui manquent au devoir d’exemplarité. Ils nourrissent un discours complotiste visant à faire passer une décision indépendante de justice pour une cabale politique, sapant les fondements mêmes de notre démocratie.
Ces fondements, ce sont les Droits de l’Homme, qui affirment l’égalité de tous devant la loi, le puissant comme le misérable, sans distinction.
Certains à gauche promeuvent l’idée que Mme Le Pen aurait dû être jugée dans les urnes, et non dans les prétoires. Une telle affirmation est dangereuse et contraire aux principes républicains. Les prévenus ne peuvent avoir un statut particulier du fait d’être élu ou candidat à une élection, c’est le principe même de la séparation des pouvoirs.
Contre ceux qui sont prêts à jouer avec les principes républicains, j’apporte tout mon soutien à la justice française, dont l’indépendante est garante de nos droits et libertés.
François Kalfon
Député européen (S&D)
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