Le Parlement ne reculera pas sur les droits des passagers aériens face à la pression des compagnies
Depuis plus d’un an, Parlement européen et Etats Membres s’opposent sur la réforme des droits des passagers aériens. Une conciliation a débuté fin avril et doit se clôturer avant le 15 juin (une procédure qui n’avait pas été déclenchée depuis 13 ans.)
Main dans la main avec les lobbys de l’aérien, le Conseil continue de :
- Vouloir réduire l’indemnisation versée en cas de retards ou d’annulation ;
- Défendre une vision beaucoup trop large des « circonstances extraordinaires » qui permettent aux compagnies de ne pas verser de compensation ;
- S’opposer à ce que les passagers reçoivent automatiquement un formulaire pré-rempli pour demander leur compensation.
L’équipe du Parlement s’est réunie cet après-midi et s’est unanimement opposée à ces reculs. La ligne rouge du Parlement est claire : Une indemnité d’au moins 250 euros dès 3 heures de retard à demander en un seul clic sans possibilité pour les compagnies de se défausser au moindre problème technique.
Nous tiendrons bon. Si le Conseil souhaite être du côté des passagers en soutenant cette proposition, le Parlement reste à la table des négociations jusqu'à lundi pour conclure cet accord. François Kalfon
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