« Schengen militaire » : La fin du parcours du combattant pour nos armées
Bruxelles, le mardi 23 juin 2026
La guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine a souligné la nécessité d’améliorer nos infrastructures de transport et de faciliter le mouvement de nos équipements et de nos armées à travers l’Europe.
Ce matin, le Parlement européen a adopté sa position sur le règlement mobilité militaire, que j’ai négocié en tant que rapporteur socialiste. Avec ce texte, nos convois pourront traverser l'Europe en 3 jours, contre 45 encore aujourd'hui.
Le Parlement ouvre la voie à un véritable « Schengen militaire »
Le compromis trouvé au Parlement européen propose de simplifier drastiquement les procédures administratives, diplomatiques et douanières, pour faciliter la vie de nos armées :
- Les autorisations des convois internationaux seront délivrées en 2 jours, via un formulaire unique de demande ;
- Les déclarations douanières seront harmonisées et digitalisés ;
- Les circulations militaires seront autorisées à toute heure, le weekend, la nuit et pendant les vacances.
Plus de droits pour nos travailleurs et plus de souveraineté pour nos industriels
Les droits sociaux et la souveraineté industrielle étaient les grands absents de la proposition de la Commission de novembre dernier. Comme rapporteur socialiste je me suis battu pour :
- Mieux protéger les droits des travailleurs, leur temps de repos, leur régime d'indemnisation et d'assurance.
- Protéger nos ports, aéroports et grandes lignes contre les sabotages et les attaques cyber.
- Constituer une réserve européenne de wagons, avions, hélicoptères et camions mobilisable en permanence en cas de crise.
- Mettre fin à nos dépendances stratégiques : les pièces clés de nos l’infrastructures et équipements ne pourront plus venir de pays inamicaux ou de fournisseurs à haut-risque.
- Permettre, temporairement, aux États membres de reprendre la main sur une infrastructure bloquée ou menacée.
« Nos navires, nos avions sont brouillés quotidiennement, nos trains et nos véhicules peuvent être éteints ou contrôlés à distance par des puissances étrangères. À l’heure des tensions géopolitiques que nous connaissons, ça ne peut plus durer. Demain, ce texte va considérablement renforcer nos défenses cyber de nos équipements de transport : les pièces et composants clés ne pourront plus venir de pays tiers inamicaux. C’est une mesure clé pour la résilience de nos chaînes logistiques militaires et pour notre souveraineté industrielle. »
Les prochaines étapes
L’adoption du rapport marque l’ouverture des trilogues avec le Conseil et la Commission. Objectif : parvenir à un accord d’ici la fin de l’année.
Dans cette négociation à venir, nous resterons concentrés pour qu'en temps de paix cet accent mis sur la mobilité militaire améliore la vie du fret et des passagers, avec des trains plus fréquents, plus rapides et plus fiables.
Je serai vigilant extrêmement vigilant à ce que cette loi renforce nos défenses et notre dissuasion bien sûr, mais également améliore les conditions de travail des salariés de la mobilité. Car sans chauffeurs ou sans équipage, pas de mobilité militaire !
Contact presse : Angèle Courtot 07 88 34 27 85