Je salue la décision de la Commission européenne d'infliger une amende de 200 millions d'euros à Temu au titre du règlement sur les services numériques (DSA).
Depuis son arrivée en Europe en 2023, cette plateforme expose 130 millions d'utilisateurs à des produits dangereux et illicites — jouets pour bébés non conformes, chargeurs défectueux, marchandises interdites en tout genre. Au terme de l'enquête formelle ouverte en octobre 2024, la Commission a établi que Temu avait délibérément failli à son obligation d'évaluation des risques systémiques, l'une des pierres angulaires du Règlement sur les services numériques (DSA).
Le résultat d'une mobilisation sans relâche
Avec plus de cent parlementaires nationaux et européens, nous avons adressé une lettre ouverte à Ursula von der Leyen dès novembre 2025, au début de « l’affaire Shein » pour alerter sur le fléau que représentent les grandes plateformes chinoises de e-commerce. Une résolution du Parlement européen a ensuite été votée pour appeler à l’application ferme de nos lois numériques. Ces actions ont pu être portées par une coordination nationale et européenne de parlementaires engagés pour « mettre la pression » sur la Commission européenne.
« Cette amende démontre que le DSA n'est finalement pas un tigre de papier, pour peu qu’on s’en serve. Mais 200 millions d'euros, c’est très loin du plafond de 6 % du chiffre d'affaires mondial autorisé par le règlement — et Temu conteste déjà la décision. »
Le combat continue
La Commission a montré qu'elle pouvait frapper. Elle doit désormais le faire systématiquement.
J'appelle donc à des sanctions fermes et rapides contre AliExpress et Shein, dont les procédures au titre du DSA traînent depuis déjà trop longtemps.
Les consommateurs européens méritent un marché numérique sûr — pas un marché où l'impunité est la règle et la sanction est l'exception.
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